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[|EXTRAIT|]// "Monologue: entre calme et tumultes"

« Je vis avec le poids de l’illusion, je vis avec l’illusion et le mirage ; que faire du doute et de l’incertitude, je n’ai confiance en rien et surtout pas en moi… mes doigts courent et loin, longtemps, sur le clavier, je voyage dans le creux même de ce que je ressens, je refuse d’essayer de comprendre les mots …

Les mots qui naissent et meurent des touches pressées inconsciemment…ou plus ou moins parce que théorie même de l’abstrait qui me hante.  Je refuse de comprendre les mots parce que sinon ils ne seraient plus miens, mais juste ceux qui expliquent pourquoi et comment… dans les règles même de la grammaire, l’orthographe  et que sais je encore de la langue et de son souci de se faire comprendre…

 

Comme j’aime les voir courir ou avoir couru loin, longtemps; comme je me sentirai amusée de te regarder les lire et essayer de comprendre, comme je serai émerveillée de te voir y parvenir… vois-tu ? Comme je serai curieuse de savoir ce que tu en aurais tiré.

La vie m’a gratifiée de ce corps, de cette âme, de cette attitude, la vie m’a si gentiment gratifiée de cet être que je ne suis pas et que je ne serai jamais ! Sais-tu le chemin qui mène à l’être que je suis ? Sais-tu me dire parce que jamais je n’aurai commencé sinon… jamais je n’aurai fait quoique ce soit pour moi mais encore et toujours pour cette personne que je ne connais pas… ne me demande pas d’essayer parce que c’est en vain que j’essaye et toujours je n’aime pas ce que j’apprends.

Quand je te revois, à chaque fois que je t’aperçois… cette essence qui ne devrait appartenir qu’à toi…

Quand est ce qu’officiellement on devient une salope ? Quand est ce qu’officiellement on ne mérite plus d’être considérée comme une femme intègre… ? Cette essence qui ne devrait appartenir qu’à toi, cette essence qui ne devrait être  que pour faire naitre et nourrir cette chose entre nous et seulement nous…

« Je voudrais n’avoir jamais rien connu, les sens . Je voudrais n’avoir jamais rien ressenti… Je voudrais n’avoir jamais rien connu, la douleur, la honte, la colère, l’humiliation, l’humilité, je voudrais avoir été bénie, je voudrais avoir été encouragée, je voudrais avoir été aimée sans n’avoir jamais rien demandé…Je voudrais n’avoir jamais pleuré, je voudrais n’avoir jamais décidé de …. D’essayer, de me tromper, de choisir, de corriger, d’échouer, de réussir   … Je voudrais tout simplement n’avoir jamais vécu… 

Aujourd’hui que je suis mal, je pense à toi et je me vautre dans l’illusion de tes bras qui m’entourent hantée par la réalité de ne pouvoir jamais t’avoir … Je voudrais avoir le courage  de plonger dans l’amour, de t’aimer réellement et me heurter à la fatalité…celle de  te perdre quand même:  je t’ai,   je t’ai eu...ou jamais…celle de finir avant même d’avoir commencé…   

As-tu déjà ressenti cette sensation de ne pouvoir posséder quelqu’un que quand tu ne l’as pas justement…c’est tout là le dilemme, c’est tout là mon dilemme, c’est tout là  notre dilemme… Je voudrais n’avoir jamais ri pour n’avoir jamais pleuré ; parce que je pleure des litres chauds et salés, je pleure des forces qu’il me reste et j’ai le dégout de tout… J’ai le dégout de moi et de tous, toi seul me fait envie…Je pleure des forces qu’il me reste et recroquevillée, je cherche une issue…

Je crie des cris silencieux, je lutte de toute la force et même la faiblesse tel un animal craqué, aveugle, affolé, capturé : immobile en position fœtale je suis morte… je cherche au loin, tout au profond, l’issue ; je ressasse les idées, les affronts, les luttes, les épreuves, les moments, les peines, les douleurs, les espoirs,…je meurs !

Seule face à moi, à l’univers, seule je cherche et l‘ombre qui me suit et veille ; j’ai honte !! Je tombe, je tombe et l’ombre qui me suit et veille, j’ai honte !! Seule j’avance et je tombe encore et toujours l’ombre est là et me voit ; j’ai honte…

Infidèle : à la moindre ouverture, je glisse et me faufile ; l’instant de t’oublier et de rêver d’odeur autre, d’amour autre, de toi autre ; j’ai rêvé de toi et d’autres. Tu restes le rêve ; tu restes le rêve… tu restes l’amour, le secret; tu restes le rêve et l’espoir : tu restes les mots sur le papier qui m’évadent, tu restes mon voyage quand l’air devient trop lourd, mon évasion; tu restes mon échappatoire quand l’étau se resserre et que j’étouffe !

Je n’aurai jamais assez ; j’ai horreur de cette confusion ! Vois-tu?  je cours et j’essaye mais je n’aurai assez ! Non tu mérites mieux !!! Comme j’aimerai être bénie, comme j’aimerais avoir été aimée… comme j’aimerais l’avoir connu au moins une fois pour savoir ce que c’est… pour savoir quoi faire... de toi..

Je suis folle et j’entends dans le silence l’écho des rires  et le bruit des doigts qui fendent le vent et s’orientent tous vers moi  … j’ai la tête qui enfle et cette douleur que rien ne peut calmer me parcoure et je flanche sous les coups invisibles… je pense… terrassée!

Monologue

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